On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

Chronique #48

Octobre 2014

COUV On ne voyait que le bonheur

Titre : On ne voyait que le bonheur
Auteur : Grégoire Delacourt
Editeur : JC Lattès
Parution : août 2014
Nombre de pages : 360 pages
Genre : Littérature / Contemporain


Note : 4 etoile


Résumé couverture

« Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros. Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde. Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser. Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant. Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies. Combien valurent les nôtres ? »


Mon avis

Comme les autres ouvrages de Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur n’est pas un livre dont on parle ou qu’on raconte mais bien un livre qu’on lit et que l’on vit.

Je pourrais vous raconter ce qu’il se passe dans l’histoire en long et en large mais jamais je n’arriverai à vous faire ressentir les émotions que Delacourt parvient à transmettre. Lorsqu’on commence ce livre, on sait qu’il ne s’agit pas d’une romance ordinaire ou d’un récit commun dont on devinera la fin après 50 pages. Non. Lorsqu’on commence le premier chapitre de la première partie, on plonge directement dans la vie d’un homme avec qui la vie n’a pas été clémente. En un clin d’œil, ce personnage apparemment quelconque devient quelqu’un de familier, de proche et dont on connaît les plus sombres secrets. Sans tabou, ni face cachée, Delacourt nous raconte la vie de cet homme de la manière la plus authentique qui soit.

Cet homme, c’est Antoine. Un assureur qui se met à calculer le prix qu’à sa vie, le coût de chaque moment, la valeur de quelques instants. En francs ou en euros. Des broutilles ou la raison de toute une vie. Ces moments, bien qu’ils puissent paraître fort banals sont, pour Antoine, ces instants-clés qui ont façonné sa vie. Ces moments qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

Horribles secret, passé douloureux et triste famille : tout n’est pas rose dans la vie d’Antoine. Ne vous attendez donc pas à une histoire « papillons, arc-en-ciel et licorne », vous serez alors fort déçu. Mais justement, la richesse de ce récit est qu’il est vrai, qu’il rentre au plus profond de la pensée humaine, de l’incompréhension que l’on peut ressentir face à une tragédie, face à des actes monstrueux réalisés par des gens qu’on aime.

Au final, il n’y a qu’une chose qui compte vraiment : le pardon. Et c’est de cela que parle On ne voyait que le bonheur. Vous ne le comprendrez peut-être pas tout de suite, mais ce livre vaut vraiment la peine d’être lu. Jusqu’au bout.

atouchofbluemarine

14/10/2014


I just can’t stop reading… 
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3 réflexions sur “On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

  1. J’ai moins apprécié que toi la lecture de ce roman. Je n’ai pas réussi à être vraiment touchée par l’histoire d’Antoine, même si j’ai bien aimé avoir les différents points de vue des personnages sur le pardon, c’était une réflexion intéressante !

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  2. Pingback: Les quatre saisons de l’été de Grégoire Delacourt : une magnifique hymne à l’amour ! | a touch of blue... Marine

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