Les larmes de la liberté • Kathleen Grissom

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Titre : Les larmes de la liberté
Auteur :  Kathleen Grissom
Editeur : Charleston
Parution : 2017
Nombre de pages : 445 pages
Genre : Historique

CHRONIQUE #259

Février 2016

1824. À la mort de ses parents adoptifs, James s’évertue à cacher une partie de son histoire aux gens qui l’entourent, dont Caroline Chardon de qui il est amoureux. Elle porte d’ailleurs leur enfant, fruit d’un amour interdit. Avant que James ne lui dévoile son terrible secret, il apprend que le fils de son fidèle serviteur, envers qui il a une grande dette morale, a été capturé et vendu comme esclave. James décide alors de partir à la recherche du jeune garçon: le retrouvera-t-il à temps? Réussira-t-il à avouer à sa douce promise ce qui le hante depuis tant d’années ? À travers les vies et les destins de Sukey, de Pan et de Henry, de Robert et de Kitty, découvrez les États-Unis au temps des plantations et de l’esclavagisme. Un véritable hymne à la liberté et à la richesse du cœur.

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La plume enchanteresse de Kathleen Grissom m’a à nouveau envoutée. Après avoir lu La colline aux esclaves dans le cadre de mon mandat « Lectrice Charleston 2015 », je m’étais promis de ne pas oublier cette auteur qui a su me bouleverser comme cela arrive rarement. J’avais adoré la première histoire que j’avais qualifiée de simplement « captivante ». Et bien je peux vous assurer que cette suite (qui peut également être lue indépendamment) l’est tout autant. Une saga familiale magnifique que je ne peux que vous recommander.

Dans ce récit, nous suivons les pas de James Pyke, un homme blanc qui porte un lourd secret concernant ses origines. On le découvre lorsqu’il est encore enfant et qu’il en fuite après avoir tué son propre père, un homme cruel qui n’avait aucun égard pour personne si ce n’est lui-même. James commence alors à chercher un travail et voilà qu’il tombe sur l’entreprise de monsieur Burton, un orfèvre qui a un atelier où il devient apprenti. En effet, James a quelques talents, tant avec un crayon qu’une plume ou même pour battre le fer. Il devient un excellent élève, allant même jusqu’à surpasser son maitre. Ce dernier l’invite à vivre chez lui pendant son apprentissage et leurs liens vont se resserrer jusqu’à ce que James fasse entièrement partie de la famille. Par ailleurs, nous suivons également le bout de chemin du jeune Pan, un enfant noir fort curieux, prêt à tout pour ne pas être pris comme esclave. Il travaille dure et pose beaucoup de questions. C’est un enfant adorable mais un peu tête brûlée. Voulant un jour faire un cadeau à l’homme qui l’héberge et l’apprécie, Pan va se rendre à un endroit où il n’aurait jamais du se trouver et va débuter un périple des plus horribles.

Une histoire envoûtante qui vous prend parfois aux tripes tant les mots sont durs à lire. On s’imagine si bien le décor et ce que vivent les personnages qu’on a parfois du mal à supporter les images qui nous viennent en tête lors de la lecture de certains passages. Pourtant, les lignes de Kathleen Grissom défilent à toute vitesse et on ne peut s’empêcher de lire encore « juste un chapitre ». Le livre est divisé en plusieurs parties qui symbolisent une nouvelle époque et/ou un nouveau lieu où se déroule l’histoire. Si vous avez lu La colline aux esclaves, vous retrouverez une continuité dans ce volume-ci puisque James Pyke a certains liens avec Lavinia et les personnages que nous avions suivis. Cependant, ce tome-ci a sa propre atmosphère et bien que le décor historique soit similaire, ces deux histoires sont loin d’être jumelles.

De nombreuses recherches ont, j’imagine, été effectuée lors de la rédaction de ce roman tant la trame est riche de détails historiques. Les thèmes abordés ne sont pas faciles mais l’auteur a le don d’amener ces difficultés et ces horreurs que l’Amérique a connu sous un angle que l’on veut protecteur et compréhensif. C’est la réalité mais, en même temps, elle nous montre le beau visage de cette horrible période : l’entraide, le partage, la bonne foi et la solidarité. Tant entre noirs que entre noirs et blancs, de nombreux moments sont ici partagés avec cordialité et bienveillance. On ne peut que tomber amoureux de ces personnages et de cette histoire que l’on veut terminer dès la première page entamée. J’ai ressenti de nombreuses émotions pendant cette lecture et même si je ne donne pas un « coup de coeur », c’est un 5/5 bien mérité que j’accorde à cet ouvrage !

La colline aux esclaves

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Lecture approuvée par #atouchofbluemarine

et KILI KOBALT, le koala qui lit !

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