★★★★☆ Stéréotypes • Gilles Abier

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Merci aux éditions Actes Sud pour cette découverte jeunesse qui en ravira plus d’un. Pour les amateurs de dystopies (Divergente, Elia, la passeuse d’âmes etc), cela devrait vous plaire! A paraitre en février. 

╰☆ Résumé ☆╮

Après la quasi destruction de l’humanité, les survivants ont mis en place une organisation personnalisée et égalitaire de la société, appelée la Synthèse. Dès sa naissance, chaque individu est testé pour déterminer son trait de caractère principal parmi neuf Types référencés. Le chiffre tatoué sur son poignet droit lui servira de guide pour toute sa vie, dans son éducation, son parcours professionnel et même sa sexualité. Car qui vit en harmonie avec sa personnalité profonde n’est pas enclin à faire le mal… Mais, les années passant, des Types dominants prennent le pouvoir, interdisant les relations entre types différents. L’idéal d’harmonie de la Synthèse originelle devient apartheid. Aussi, des jeunes gens préparent la résistance, au nom du libre-arbitre et de la liberté d’aimer qui on veut. Quitte à user de la violence, autrefois si funeste ? Un roman prenant où le plaisir de l’action s’allie à la réflexion.

✿ Mon avis ✿

Les “castes”, c’est la mode. Marie Vareille en parle dans son roman Young-Adult, Elia, la passeuse d’âmes ; Veronica Roth nous l’a bien expliqué également dans Divergente, Victoria Aveyard dans Red Queen. Impossible de passer à côté, ce sujet est brûlant pour les auteurs jeunesse qui voit en cette façon de répartir la population un possible futur pour notre monde. Car c’est ce que tous ces livres ont en commun. Ils partent du principe que notre monde actuel court à sa perte, que la « Grand et dernière guerre » arrivera sous peu et qu’il faut trouver un moyen pour sauver la race humaine de cette autodestruction.

Dans ce roman, Gilles Abier propose une société où chaque individu a un trait de caractère prépondérant. Un trait de caractère particulier qu’on détecte dès la naissance et qui correspond à un « type ». A la naissance, chaque individu est ainsi marquer par un tatouage sur le poignet du type qui lui correspond. Un type parmi neuf… Perfectionniste, altruiste, activiste, individualiste, attentiste, loyaliste, hédoniste, élitiste et pacifiste. Le but étant de pouvoir se développer pleinement, en harmonie, en accord avec son caractère. Seulement, le but originel s’est peu à peu dégrader et le Comité a décidé d’établir de nouvelles règles plus strictes. Des règles qui ont complètement ruinée le concept de « vivre en harmonie ».

Dans ce récit, chaque type vit avec les siens. Un couple (du même type évidemment) qui enfante un enfant qui n’est pas de leur type ne peut rester avec les siens… L’EntreDeux est très mal vu et ces enfants qui n’arrivent pas à être défini dans un type sont placés dans un endroit « entre deux ». La société n’en peut plus de vivre comme cela, sans libre arbitre, cloîtrée dans des types précis, obligés de faire ce que la société leur dit de faire. Voilà dans quel monde nous débarquons lors de la lecture de Stéréotypes.

Ce roman jeunesse/ado m’a un peu laissé perplexe dans la première moitié car on arrive au cœur de l’action, sans que l’auteur n’explique le contexte ni le lien entre les personnages. J’étais dans le flou pendant un moment même si les péripéties étaient trépidantes. La brièveté des chapitres aide à entrer dans l’histoire. Je n’avais pas envie d’arrêter ma lecture car je voulais comprendre où on allait. Et puis le déclic s’est fait. Un peu tard je l’accorde car il a fallu attendre la seconde moitié de l’histoire. Mais à partir de là, j’ai adoré et n’ait plus su arrêter tant je voulais connaitre la fin. La scène finale est un peu tirée en longueur (plusieurs chapitres consacré au développement de l’évènement) mais l’auteur a bien fait ça. L’histoire a une fin (pour une fois qu’on ne tombe pas dans une saga interminable !) et elle donne de l’espoir.

Un livre que j’ai fort apprécié même s’il m’a fallu un moment pour comprendre le rôle de chacun des personnages. L’action est coupée en deux (deux grandes parties dans le récit) mais les héros ont tous leur place et on comprend à la fin comment les faits les rassemblent tous. Un concept de « castes » bien pensé et qui donne envie de réfléchir à qui l’ont est vraiment. Pour les amateurs de littérature dystopique, rendez-vous en février en librairie pour découvrir cette nouveauté !

CHRONIQUE #363 – Janvier 2018 

Titre : Stéréotypes
Auteur : Gilles Abier
Editeur : Actes Sud Junior
Parution : 2018 février
Nombre de pages : 448
Genre : Young-Adult Dystopie

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