★★★★☆ Songe à la douceur • Clémentine Beauvais

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Ce livre a tant fait parler de lui lors de sa sortie aux éditions Sarbacane que je n’ai pas pu résister à l’acheter en poche quand j’ai vu qu’il était disponible chez Points. Un roman particulier puisqu’il est à la fois une réécriture d’une autre oeuvre et un très long poème… Une très belle découverte ! Un livre surprenant ! 

╰☆ Résumé ☆╮

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

✿ Mon avis ✿

Une réécriture étonnante qui vient de sortir en poche… Songe à la douceur est un roman de la jeune Clémentine Beauvais (auteure de « Les petites Reines » et « Brexit romance » notamment) qui est intégralement écrit en vers. Un roman pas du tout comme les autres puisqu’il n’en est en réalité pas un…

Et non, c’est un réalité un très long poème qui raconte l’histoire de Tatiana et Eugène, deux personnages qui ne se sont pas vu depuis longtemps et qui se retrouvent soudainement, reprenant ainsi le fil de leur aventure commencée des années plus tôt.

L’idée de Clémentine Beauvais dans ce roman est de remettre au goût du jour le livre d’Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine, également écrit en vers et publié au début du XIXème siècle. Un projet faramineux qui est somme toute très bien abouti. L’auteur permet ainsi à un public jeune et moderne de découvrir un texte (bien que revisité) édité il y a deux siècles. Une histoire particulière tant dans sa forme que dans son fond qui a fait beaucoup parler d’elle, aussi bien hier qu’aujourd’hui grâce à cette nouvelle plume.

Ayant beaucoup entendu parler de ce livre lors de sa sortie chez les éditions Sarbacane, je savais que tôt au tard, je me pencherais sur ce roman. Sa sortie au format poche (illustrée d’une magnifique couverture) fut donc l’occasion qui m’a aidé à me lancer.

J’ai été étonnée par la forme du récit car ce n’est vraiment pas tous les jours qu’on voit un auteur se lancer dans l’écriture d’un aussi long poème… et encore moins un livre présentant cette forme prendre le devant de la scène de la littérature jeunesse. Vraiment, ce livre mérite d’être salué vu les effets qu’il a eu sur le rapport des adolescents à la poésie.

Le contenu du livre en lui-même, l’histoire d’Eugène et Tatiana, ne m’a personnellement pas transcendé. J’ai apprécié l’histoire mais je n’ai pas réussi à sombrer dans l’émotion. La forme est avant-tout ce qui m’a le plus impressionné. Chaque page, chaque ligne, chaque mot sont précisément choisis pour se fondre dans le vers et donner à chaque chapitre un rendu poétique hors du commun. Le travail tant littéraire que de mise en forme des pages est absolument brillant. Je ne peux que féliciter l’auteur (et l’éditeur) d’avoir accomplit un tel projet.

C’est beau et ça change de ce qu’on a l’habitude de lire. Personnellement, ce livre restera dans ma liste d’ovni littéraire (comme on aime les appeler dans la blogosphère) que je recommanderai avec plaisir aux lecteurs qui cherchent de l’original et bien évidemment… de la douceur. Après tout, le titre en dit long. Nous sommes bien au cœur d’une romance, l’émotion intemporelle qui fait vendre… et qui fait vivre !

Plus d’infos sur Amazon, c’est par ici. 

CHRONIQUE #428 – Août 2018 

Titre : Songe à la douceur

Auteur : Clémentine Beauvais
Editeur : Sarbacanne / Points 
Parution : 2018
Nombre de pages : 261 pages
Genre : Poésie / Littérature 

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