★★★★★ Parce qu’il fallait t’oublier un peu • Eza Paventi

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Découvert en 2014, ce livre fait peau neuve chez Kennes Editions, pour mon plus grand plaisir. Ça avait été un coup de coeur lors de sa sortie précédemment et je ne peux que vous le recommander à nouveau. Du dépaysement à 100% et un voyage dont vous vous rappellerez longtemps. Partez vite en Afrique du Sud avec ce roman ❤

╰☆ Résumé ☆╮

La vie de Fleur Fontaine s’effondre le jour où Grégory, l’homme de sa vie, la quitte. En plein désarroi, elle ne voit d’autre issue que de fuir ce passé qui l’obsède. Son choix se fixe rapidement : ce sera l’Afrique du Sud, le journalisme et l’humanitaire. Partie pour oublier, elle va se trouver face à une réalité qui va l’obliger à affronter ses propres fantômes.

✿ Mon avis ✿

[Ce livre a préalablement été édité sous le tire Les souliers de Mandela]

Un voyage introspectif au coeur de l’Afrique // S’enfuir, se cacher, partir à l’autre bout du monde pour ne plus le voir. Lui qui l’a trahie, qui lui a fait du mal. Elle ne peut plus le voir, ne veut plus l’entendre. Il l’a fait souffrir comme personne. Un stage en Afrique du Sud. Elle ne veut pas partir si loin mais personne ne la retient.

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Arrivée à Johannesburg, Fleur Fontaine découvre la misère, la pauvreté, la saleté, la violence et la tristesse qui règnent en Afrique. Ses problèmes personnels semblent bien pitoyables et minuscules à côté de ces habitants qui n’ont pas eu la chance de naitre du bon côté de l’équateur. Mais la vie peut parfois vous surprendre. Dès le départ, Fleur découvre la joie de vivre des africains et leur chaleureux accueil lorsque Bongiwe n’hésite pas à l’appeler « Sister ».

En suivant les pas de l’homme le plus respecté d’Afrique du Sud, Mandiba comme on le surnomme là-bas, Fleur va essayer de se retrouver, de se pardonner, de pardonner à Gregory, cet homme qu’elle a fui. Son stage de journaliste radiophonique la conduira dans des endroits qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Mais surtout, ce seront les rencontres qu’elle ferra au cours de son séjour qui l’aideront à remonter la pente : Thebo, Althea, Andrea, Soyiso, Aunti Evie… En écoutant leurs histoires, en tissant des liens plus fort et plus vrais que jamais, Fleur va tomber amoureuse. Non pas d’un homme mais d’un pays, d’une nation, d’une communauté. De l’Afrique.

Mon Afrique, c’est cette mosaïque humaine qui se dessine chaque jour par la juxtaposition des histoires de Bongiwe, Althea, Ana, Xolilé, Aunti Evi, Thebo, Soyiso, Walton… Et dans ce tableau formé de visages de différentes couleurs, j’entrevois dorénavant mon propre visage (p. 270).

Ce livre est un de ceux qu’on lit et qu’on oublie difficilement. Mais de toutes façons, on ne veut pas oublier. Initiatique, introspectif, triste et magique, ce voyage vous emmène de l’autre côté du globe et vous fait découvrir une culture et une façon de vivre qui ne vous laisseront pas de glace.

L’Afrique, ce n’était ni une odyssée ni une expédition, mais un long voyage intérieur (p. 296).

Basé sur des vrais événements et de vraies rencontres, ce roman est une perle et un énorme coup de cœur. Ayant moi-même eu la chance de me rendre en Afrique du Sud pour y visiter mon grand-père, ce fut un bonheur de redécouvrir certains endroits sous un œil nouveau, en passant même « de l’autre côté du miroir ». Car tout n’est pas moderne et fabuleux comme à Cape Town. L’Afrique du Sud, de manière globale, est un pays qui regorge encore aujourd’hui de Townships, de séparatisme, de personnes luttant contre le SIDA et la pauvreté. Dans les pas de Fleur, Eza Paventi aborde ces questions culturelles et sociales et réussit un challenge qui n’était pas gagné d’avance : dépeindre une Afrique sans édulcorant ni sucre ajouté, une Afrique telle qu’elle est. Et sans difficultés, elle parvient à vous faire fondre devant sa beauté et sa magnificence.

Un grand merci à Kennes pour cette nouvelle édition !

Ce livre mérite d’être découvert pas un nouveau public 🙂

BONUS

De multiples informations, images, dessins et commentaires en complément de cette magnifique histoire sont disponibles sur le blog « Les souliers de Mandela – Le blogue de Fleur Fontaine » que je vous conseille d’ailleurs fortement. Ce sont vraiment des petits trésors qui vous aiderons à visualiser ce voyage au coeur de l’Afrique.

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Plus d’infos sur Amazon, c’est par ici. 

CHRONIQUE #461 – Novembre 2018 

Titre : Parce qu’il fallait t’oublier un peu

Auteur : Eza Paventi
Editeur : Kennes Editions
Parution : novembre 2018
Nombre de pages : 412 pages
Genre : Contemporain 

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