The Color Purple • Alice Walker

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Reçu via la box Books that matter, voici un livre paru en 1982 et adapté en film par Spielberg qui a figuré longtemps dans la liste des livres censurés. 

╰☆ Résumé ☆╮

Celie is a poor black woman whose letters tell the story of 20 years of her life, beginning at age 14 when she is being abused and raped by her father and attempting to protect her sister from the same fate, and continuing over the course of her marriage to « Mister, » a brutal man who terrorizes her. Celie eventually learns that her abusive husband has been keeping her sister’s letters from her and the rage she feels, combined with an example of love and independence provided by her close friend Shug, pushes her finally toward an awakening of her creative and loving self.

✿ Mon avis ✿

Merci à la box Books That Matter pour cette belle découverte. Je suis contente d’avoir fait ce choix là parmi les dizaines de box livresque qui existent ! Un classique de la littérature américaine qui a figuré longtemps dans la liste des livres les plus censurés.

L’histoire est celle de Celie, une jeune femme noire de basse condition qui vit dans une ferme géorgienne dans les années 1930. Dès son plus jeune âge Celie est maltraitée et violée par son beau-père qui l’engrosse deux fois alors qu’elle est à peine une adolescente. Ses enfants lui sont arrachés à la naissance et elle n’a aucune idée de ce qu’ils sont devenus. Morts ? Donnés ? Perdus ? Toute sa vie, elle va penser à ces deux êtres qu’elle n’a pas eu la chance de connaitre.

La seule personne qui compte au monde pour Celie est sa jeune sœur, Nettie. Cette dernière est plus jolie et mieux éduquée qu’elle mais lui est également arrachée lorsque son père reçoit la demande d’un homme de prendre Nettie pour femme. Albert a perdu la sienne et il a besoin de quelqu’un à la maison pour venir s’occuper de ses enfants et faire le ménage… Il pose donc ses yeux sur Nettie mais le père des filles, trop envieux de garder Nettie pour lui, la jeune et fraiche demoiselle qui vit sous son toit, refuse et lui propose à la place d’épouser Celie qui ne se plaindra pas du travail à faire (quel qu’il soit…).

Ce récit est bouleversant et ce, à plusieurs niveaux. Non seulement la condition de la femme et des noir(e)s dans ce livre est tout simplement horrifiante mais en plus la manière dont est traitée Celie tout au long de sa pauvre existence est à vous fendre le cœur.

Elle est maltraitée par son mari, abusée et traitée pire qu’une vulgaire femme de ménage, bonne à TOUT faire. Sa sœur disparait ensuite lorsque Mister —– (c’est ainsi que Celie parle de son mari dans le roman) tente de la violer. Après les abus de leur père, voilà qu’elles doivent subir ceux de cet homme qui sera la cause de leur séparation. Nettie promet à sa sœur de lui écrire mais Celie ne reçoit aucun courrier pendant des années, lui donnant ainsi l’impression que tous les gens qu’elle a un jour aimé l’ont abandonnée.

L’histoire continue pendant des années. La vie de Celie dans cette maison où elle doit s’occuper des enfants qui ne sont pas à elle et qui lui rendent la vie dure, son mari qui la traite comme un chien, une putain, qui la bat et lui dit constamment qu’elle est moche….

Le livre étant épistolaire, nous découvrons tous ces événements à travers les yeux de Celie qui écrit à Dieu dans un langage qui n’est parfois pas si facile à décrypter. En effet, l’auteur a pris la décision d’écrire avec le niveau d’anglais de Celie dans le récit. Ask se transforme en « ast » par exemple et bien d’autres erreur de vocabulaire et grammaire viennent se glisser dans ces lettres afin de permettre au lecteur de vraiment bien rentrer dans la tête du personnage.

Lecture que j’ai donc faite en VO et qui ne fut pas des plus fluides de par ce choix de langue. J’ai adoré découvrir l’histoire et les péripéties de Celie dans ce contexte violent. Heureusement, un peu de lumière refait surface dans le récit avec l’arrivée de Shug, une chanteuse dont Celie devient la fan number 1. Et puis, les lettres de Nettie finissent un jour par arriver et on découvre alors une seconde histoire qui se déroule en Afrique !

Le contenu de ce livre est brut et il faut avoir le cœur accroché pour oser s’imaginer tout ce qui arrive aux femmes et aux noires à cette époque, dans ce contexte. Mais l’histoire est belle et mérite véritablement d’être connue.

J’avais à peine terminé ma lecture que je me suis empressée de lancer le film sorti en 1985. Celui-ci dure 2h30 mais est une perle. Je l’ai trouvé très bien adapté et bien que certaines scènes soient rudes, le message final est une lueur d’espoir.

Je note le livre 3,5/5 car j’ai trouvé quelques longueurs à certains moments et le langage, bien que tout a fait justifié pour l’esprit du récit, m’a un peu freinée. Mais je vous recommande 100% le film qu’il faut avoir vu au moins une fois !

CHRONIQUE #553 – Février 2020 

  • Titre: The Color Purple 
  • Auteur : Alice Walker
    Editeur : Weidenfeld & Nicolson
    Parution : 2017 (1982)
    Nombre de pages : 262 pages
    Genre : Littérature

3 réflexions sur “The Color Purple • Alice Walker

  1. J’ai vu le film et il m’avait bouleversée. J’imagine que c’est encore plus difficile de lire l’histoire à travers les lettres de Célie… Merci pour ton avis 😉

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