Quand les trains passent… • Malin Lindroth (à paraitre le 9 septembre)

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Une texte éclair puissance maxi! 

╰☆ Résumé ☆╮

C’était il y a dix-sept ans. La narratrice se souvient de ses années de lycée et d’une certaine Suzy, une fille paumée à qui on avait fait croire qu’un garçon de la classe était amoureux d’elle. Personne ne pensait qu’elle marcherait dans l’histoire à ce point, mais pour se sentir aimée, Suzy était prête à tout. De défis idiots en mensonges, le canular avait dégénéré jusqu’au sordide : un viol collectif. Dix-sept ans de silence et celle qui fut spectatrice passive parle. Une confession brute, brutale. Un texte qui prend à la gorge.

✿ Mon avis ✿

Une nouveauté vient s’ajouter à ma collection Actes Sud Junior « d’une seule voix », ces mini-ouvrages qui se lisent d’un seul souffle, en une petite demi-heure (voir moins) à peine environ.

Quand les trains passent… est une sorte de confession sur un moment cruel de l’adolescence qu’une femme adulte, mère de deux enfants maintenant, regrette encore. Un récit cru et relativement dur à lire qui porte sur le harcèlement scolaire et un autre sujet que je tairai pour ne pas vous spoiler le contenu.

Fidèle aux autres titres de la collection, ce livre se lit d’une traite. Il est impossible de faire autrement. Et puis, vu le peu de texte qu’il contient, faire une pause pendant la lecture reviendrait un peu à trahir le concept même du livre.

Le contenu donne matière à réfléchir. Est-ce que la jeunesse à toujours été si cruelle ? ou est-ce la race humaine qui fait inlassablement preuve de monstruosité ? L’effet de groupe, la pression sociale et l’envie de nuire à son prochain sont en tout cas des éléments qui amènent la jeune Suzy P à être la victime de cet acte odieux. Pire encore, savoir que ce type d’action survient aussi bien dans la vraie vie (voir même plus souvent que dans la fiction) est effarant. Il est si simple de ruiner quelqu’un. De la détruire psychologiquement. Pour toujours. Et dans quel but ? Amuser la galerie. Gagner un peu d’argent.

En quelques pages seulement, l’auteur parvient à nous mettre dans un état particulier. Celui où on est dégouté par de tels actes et par le système judiciaire qui est tellement mal fait que les coupables peuvent s’en sortir indemne.  Celui où on se sent mal pour cette pauvre fille qui n’a rien demandé à personne. Un état choc mais qui est bien compté car on n’en veut pas vraiment à la narratrice. Plutôt aux circonstances et à tous les gens impliqués au final dans le mal-être de cette jeune étudiante. 

Une lecture qui clash mais qui pourrait bien être utile pour réveiller certains jeunes qui ne pensent pas aux conséquences de leurs actes.Toutefois (et ceci est un gros préjugé potentiel mais je le mets quand même sur papier), j’aurais tendance à dire que les personnes qui se donneraient la peine de lire ce livre ne sont généralement (terme à prendre avec des pincettes) pas celles qui se trouvent plus tard dans la catégorie des coupables…

Merci Actes Sud pour cet envoi ! Une fois encore une lecture express qui restent en tête par la suite et qui nous donne des leçons sur la vie en société. A méditer.

CHRONIQUE #588 – Juillet 2020 

  • Titre: Quand les trains passent
  • Auteur : Malin Lindroth
  • Editeur : Actes Sud Junior
  • Parution : 9 septembre 2020
  • Nombre de pages : 72 pages
  • Genre : Jeunesse 

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