« World War Web » de Johanna Zaïre, une dystopie trépidante Made In France

Chronique #150

Novembre 2015

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Titre : World War Web
Auteur : Johanna Zaïre
Editeur : Edilivre
Parution : Septembre 2015
Nombre de pages : 481 pages
Genre : SF / Dystopie


 L’avis de Marine ☼

Once upon a world.

Once upon a war.

Once upon a time.

On web.

We made our world superficial.

Voici le refrain de la chanson made in Johanna Zaïre qui est parfaitement en rapport avec le contenu de ce livre. Titre mystérieux, couverture grise qui n’en révèle pas plus sur le contenu… World War Web est une dystopie comme on en trouve peu en France. Ecrit par l’auteur de Sanatorium que j’avais adoré, cette dystopie fut également une très bonne lecture. Dès les premières lignes, l’action est lancée, le lecteur est pris dans le mouvement et il n’est alors plus possible de déposer le livre (ou l’iPad, comme c’était mon cas car je l’ai reçu en numérique dans le cadre d’un appel à chroniqueurs).

Rebbeca Barns, rebelle dans ce monde gouverné par les technologies, refuse de continuer à vivre dans une ville où tout est contrôlé par le New System. Où que vous alliez, quoi que vous fassiez, on le sait. Vous ne pouvez pas vous cacher. Car, à Paris, tout est robotisé depuis l’invention de la montre « Usual » qui, dotée d’une intelligence artificielle, suit tous ses utilisateurs partout dans leur quotidien. Une évolution qui a vite tournée au cauchemar. Tout le monde en a acheté et a commencé à la porter. Et puis, ils ont encerclé la ville de haut murs et de barbelés. Cela, dans le but de pouvoir contrôler facilement… les Humanobots. Des hommes qui ressemblent à des humains mais qui n’ont en réalité plus aucun once d’humanité. Ce sont des robots.

Mais, il existe encore de l’espoir. Et cela me rappelle un petit peu Hunger Games / Divergente si vous voulez tout savoir. Je ne fait pas référence aux intrigues ici bien évidemment mais plutôt au fait que des rebelles se révoltent contre l’ordre établi, qu’ils existent en petits groupes loin de l’autorité et qu’ils sont prêts à tout faire pour remettre les choses comme elles étaient avant. Avant que le contrôle et le pouvoir aient été pris par une certaine personne ou un groupe restreint à haute autorité. Dans WWW, c’est un peu la même chose. Des rebelles existent en groupe, loin de la capitale et complotent ensemble pour déjouer l’autorité et libérer l’ensemble de la population de ce joug sous lequel elle se trouve, dans ce cas-ci, on parle ici d’asservissement technologique.

J’ai beaucoup apprécié le contexte et l’intrigue en général. Ce livre se lit d’ailleurs bien vite car l’auteur a un don d’écriture particulier. Elle sait mettre du rythme, elle sait comment gérer le suspense et surtout, elle raconte bien les choses. Les événements se succèdent, l’action avance à grands pas et on ne s’ennuie jamais. Les personnages, quant à eux, sont également intéressants : une fille intrépide, des personnages masculins forts et ingénieux et un super système intelligent appelé Saïba (= cyber) qui joue un grand rôle dans cette histoire.

D’autres personnages secondaires prennent aussi de l’importance à l’un ou l’autre moment. Je retiendrai notamment le nom de Keenan qui m’a beaucoup ému, surtout dans sa relation avec Tyler (l’un des personnages masculins principaux) qui essaye tant bien que mal de lui inculquer quelques leçons grammaticales de français. L’émotion est très présente à la fin du livre par ailleurs et j’avoue avoir été surprise par l’un ou l’autre point (que je ne spoilerai pas!). Enfin, en plus de l’histoire en elle-même qui est très prenante, ce roman vous fera aussi réfléchir sur l’avenir de l’humanité et sur les dangers d’un monde hyperconnecté et trop technologique.

La seule chose qui m’a peut-être un peu déçu, c’est le fait que l’héroïne, Rebecca, sensée être le personnage principal du livre, n’est, selon moi, pas assez représentée dans l’histoire. Tyler apparaît beaucoup plus sur le devant de la scène alors que c’est avec Rebecca que nous avons commencé l’histoire. Elle est bien présente pendant toute la durée du récit mais ce n’est pas elle que l’on suit page après page. Autrement, ce fut une lecture au top et je remercie grandement Johanna Zaïre pour ce partenariat ! J’aime toujours autant ta plume et ton style !!! Vivement le prochain 🙂

  #atouchofbluemarine


SYNOPSYS

Paris en 2035. Rebecca Barns est une jeune insurgée vivant dans la périphérie externe du nouveau Paris, qui est alors encerclé par de hauts murs de béton. A l’intérieur, une société modèle et harmonieuse à laquelle il faut obligatoirement adhérer, sans quoi c’est la mort assurée.
Traqués par la milice du nouveau gouvernement, les rebelles vont se lancer dans une guerre contre une technologie révolutionnaire.


I just can’t stop reading… 
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Une réflexion sur “« World War Web » de Johanna Zaïre, une dystopie trépidante Made In France

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